C’est quoi… le Carême ?

Le Carême ! À peine avons-nous prononcé ce mot que nous pensons : faire des efforts, privations, tenir des résolutions, en un mot froncer les sourcils et souffrir !  Le Carême, c’est un temps d’attente, de préparation, d’épreuve. C’est une invitation du Christ à mourir à nous même afin que nous puissions renaître en lui.

Cette année, le 18 février marque l’entrée en Carême (quadragésima qui signifie quarantième). Cette durée nous rappelle les 40 jours de Jésus passés dans le désert (Matthieu 4, 1-11)  ou encore les 40 jours de repentance des habitants de Ninive (Jonas 3, 4). Le nombre 40 correspondant à un temps de purification. Parfois il est utilisé pour souligner la ressemblance de vie entre Jésus et certain prophète comme Moise qui est un type de messie dans l’Ancien testament. Il demeura 40 jours et 40 nuits au mont Sinaï avant de recevoir les tables de la loi. (Exode 24,18) Pour nous, catholiques, c’est 40 jours de préparation, (Matthieu 26,18) pour que nous passions de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, que nous accueillions le Christ dans nos vies et que nous célébrions sa victoire lors de la résurrection le dimanche de Pâques.

Alors, dans quel esprit aborder le Carême ?

Nous sommes invités à changer de vie, à nous “convertir”, au sens littéral du terme, c’est-à-dire à “se tourner vers” Dieu et vers autrui, en pratiquant la prière, le partage et le jeûne.

Le Carême, c’est ce temps où Dieu travaille nos cœurs. C’est un rendez-vous d’amour. C’est un temps où il se révèle à nous. C’est un temps de crucifixion de notre chair corrompue par le péché. Le but étant de ressembler plus à Jésus : penser, agir, aimer toujours plus comme lui.  Il ne s’agit pas de se demander : de quoi vais je me priver pour faire plaisir à Dieu mais plutôt que vais-je vivre pour témoigner de son amour qui m’envahit ?

Oui, mais concrètement ; on fait quoi ?

 Après l’entrée en Carême qui se fait au cours de la messe des Cendres, (se couvrir de cendres, pour  reconnaître sa faiblesse, manifester son regret du péché et signifier sa confiance dans la miséricorde de Dieu), à chacun de lui offrir  sous l’inspiration de l’Esprit Saint :

– les renoncements décidés : en matière de nourriture, de comportement, de lecture, d’addiction, de fréquentation …?

–  et surtout, les dons et initiatives engagés : action en direction des pauvres, participation active à la paroisse, ou à une association caritative, temps passé en compagnie de Christ dans sa Parole, la prière, la louange et l’adoration.

Voyez qu’il n’y a pas de bonne méthode ou de bonne façon de faire !

Vécu de cette façon, et parce qu’il est tourné vers Pâques, le Carême se trouve sous le signe de l’espérance, de la confiance en Dieu, et donc de la joie.

Bon Carême !

03.02.15

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