Les munitions du Missionnaire

 

LES MUNITIONS DU MISSIONNAIRE

Alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. (Jean 1:48)

Nous devons adorer Dieu partout où nous sommes, à chaque occasion, sous le figuier ou ailleurs. Nous nous imaginons que si nous étions tout à coup soumis à une grande épreuve, nous serions tout de suite à la hauteur. Mais l’épreuve ne créera rien de nouveau en moi, elle ne fera que révéler ce qui s’y trouve déjà. Vous ne serez à la hauteur, à ce moment-là, que si vous avez été fidèle dans la période de préparation, dans l’humble laboratoire de la vie quotidienne. Il vous faut, à chaque instant, vous acquitter fidèlement de votre humble tâche, et quand l’épreuve viendra, elle fera voir ce qu’il y a en vous.

L’adoration, la prière, la communion avec Dieu, ce sont là nos munitions essentielles. Le moment viendra pour vous où vous ne pourrez plus vous recueillir sous votre figuier, où vous serez pris tout entier dans le fracas et dans le tumulte de la bataille, et où vous ne serez bon à quelque chose que si vous vous êtes entraîné dans votre solitude tranquille, sous votre figuier. Préparez-vous en ne négligeant aucune occasion pour entrer en communion avec Dieu, et quand la bataille viendra, Dieu pourra compter sur vous.

« Je ne puis pas, dites-vous, dans mes circonstances actuelles, m’acquitter de tous mes devoirs religieux ; je n’ai pas assez de temps pour prier, ni pour lire la Bible. Quand j’en aurai la liberté, tout ira bien. » Eh bien, non, vous vous trompez. Si vous n’avez pas su profiter toujours de toutes les occasions pour adorer et pour prier, une fois sur le champ de bataille, non seulement vous ne serez bon à rien, mais vous serez, pour vos collaborateurs, un obstacle, un terrible embarras.

C’est dans l’intimité de ses entretiens avec Dieu que le missionnaire fabrique ses munitions.

Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, Jean 13;14

Nous avons à nous mettre au service de Dieu, et par conséquent au service de ceux qui nous entourent, à n’importe quel moment, et dans n’importe quelles circonstances. C’est là où nous sommes que nous devons servir, et montrer .à quoi nous pourrons être bons si Dieu nous place ailleurs.

Quoi de plus terre à terre que ce que nous voyons Jésus faire ici? Pour le faire comme lui, il faut que Dieu nous accorde toute sa puissance. Puis-je comme lui verser de l’eau dans un bassin, enlever des sandales, essuyer des pieds avec un torchon? Ce sont ces occupations serviles où se révèle le mieux de quoi nous sommes faits. II faut la présence en nous du Dieu tout-puissant pour s’acquitter comme il faut de la plus humble tâche.

« Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez aussi comme je vous ai fait. » Regardez les gens que Dieu amène autour de vous. Vous serez humilié en vous apercevant que tout ce qui vous choque en eux est le reflet de ce que vous avez été vous-même tout le temps à l’égard de Dieu. C’est Dieu lui-même qui use de ce moyen pour vous le révéler. Et ce qu’Il vous demande, c’est d’être pour votre. prochain ce qu’Il a été à votre égard.

« Oh! dites-vous, quand je serai dans mon champ missionnaire, je ferai comme ça! » Vous parlez comme un soldat qui voudrait fabriquer des cartouches dans la tranchée: il aurait le temps d’être tué vingt fois avant d’en fabriquer une.

Sachons faire, à tout moment, tout ce que Dieu nous demande. Sans cela, nous ne serons jamais prêts au moment décisif.

Oswald Chambers

Print Friendly, PDF & Email