Marcher avec assurance

MARCHER AVEC ASSURANCE

        « Alors tu marcheras avec assurance dans ton chemin, Et                                 ton pied ne heurtera pas » (Proverbes 3.23)

Certaines personnes ont du mal à développer des relations saines car elles sont dures et traitent les gens comme des « moins que rien », mais d’autres sont trop douces et se laissent maltraiter sans réagir. Si c’est votre cas, le Seigneur veut vous donner plus de caractère et que vous cessiez de laisser les gens vous malmener. Nous devons, certes, aimer les gens, mais leur indiquer aussi que nous sommes des personnes d’honneur et qu’ils ne peuvent nous traiter n’importe comment.

Dans un groupe que j’ai fréquenté autrefois, un homme me contredisait systématiquement lorsque je prenais la parole en public, et cela était très humiliant. Je ne réagissais pas car je pensais devoir laisser Dieu me faire justice, mais une conviction m’a dit : « Si tu ne le reprends pas, il va continuer et tu vas souffrir. » Je suis donc allé le voir seul à seul et je lui ai demandé d’arrêter. Cet homme s’est excusé et n’a plus jamais recommencé.

Nous ne sommes pas n’importe qui mais les fils et les filles de Dieu. Christ nous a libérés de tout esclavage à la croix et Il ne veut pas que nous vivions sous la férule de relations abusives. Lorsqu’une personne se montre irrespectueuse – au travail ou dans notre famille – nous devons rester courtois, mais lui indiquer aussi qu’elle doit maintenir une attitude correcte.

Le fait que vous soyez chrétien ne signifie pas que vous deviez laisser les gens vous traiter comme un paillasson. Lorsque Jésus a dit de « tendre l’autre joue », Il ne voulait pas dire que nous devions le faire systématiquement, ou littéralement. Il s’adressait avant tout à des juifs qui vivaient sous la loi du « Œil pour œil, dent pour dent », et Il voulait démonter leur tendance à vouloir rendre à chacun son dû, du genre « Tu m’as fait du mal, alors je vais t’en faire aussi ».

D’ailleurs, si vous ne savez pas vous protéger, comment pourrez-vous protéger ceux que Dieu établira sous votre protection ?

En fait, l’une des caractéristiques de l’amour sont la force et l’assurance. Une personne qui marche dans l’amour véritable n’est pas chétive mais elle est remplie de hardiesse, et cela inspire le respect. Là où Dieu Se trouve, il y a toujours une forme de crainte, d’intimidation. Voyez ce qui s’est passé au tombeau, après que Jésus soit ressuscité :

«… un ange de Dieu vint du ciel…Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige. Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : N’ayez pas peur… » (Matthieu 28.2-5)

Un ange de Dieu est apparu aux gardes romains et la crainte qu’il inspira fut telle qu’ils passèrent pour morts, et les femmes furent effrayées. Comme vous le voyez, il peut y avoir quelque chose d’effrayant chez Dieu. Or, nous sommes ces vases qui contiennent Sa présence et il peut y avoir quelque chose d’intimidant chez le croyant. Là où se trouve le royaume de Dieu, notamment dans le cœur d’un homme, il s’y trouve aussi une forme de frayeur.

L’un des moyens de manifester cette crainte est d’adopter une attitude qui indique aux gens que vous n’êtes pas n’importe qui. Votre langage corporel est un message que vous leur envoyez et ils vous traiteront en conséquence. Si vous avez l’air abattu, apeuré, que vous parlez mal de vous-même en leur compagnie, c’est ainsi qu’ils vous verront et qu’ils vous traiteront. Mais si vous adoptez la posture d’un roi, c’est ainsi qu’ils vous traiteront également. Vous ne changerez pas le regard des autres avant d’avoir changé de regard sur vous-même.

Ainsi, dans la rue ou au travail, redressez les épaules, marchez avec détermination, souriez plus, plaisantez avec les gens, serrez les mains chaudement et mettez du volume dans votre voix. Parfois, vous pourrez aussi marquer ouvertement votre désapprobation envers une personne. Même si, d’un certain point de vue, vous êtes tenu de l’honorer.

Lorsque le vin a manqué lors des noces de Cana, Marie a dit à Jésus « Ils manquent de vin ». Elle disait en sorte « Fiston, fais plaisir à maman, va en chercher du nouveau ». Mais Jésus lui a dit « Femme, qui y a-t-il entre toi et moi ? » Nous pourrions traduire par « Eh Marie, je ne suis plus le fifils à sa môman. Je t’honore, comme Moïse nous a dit d’honorer nos parents, mais je dois d’abord obéir à Dieu. Quitte à te déplaire. » Jésus a coupé le cordon ombilical que Marie voulait maintenir entre elle et Lui.

Beaucoup d’enfants aujourd’hui ont un appel divin mais, par crainte de surmonter l’autorité familiale, ils étouffent cet appel. Dieu leur a dit de faire telle ou telle chose mais ils ne Lui obéissent pas car ils craignent de s’opposer à leurs parents.

«Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Oui, je suis venu opposer le fils à son père, la fille à sa mère, la belle-fille à sa belle-mère. On aura pour ennemi les membres de sa propre famille» (Matthieu 10.34-36)

Enfin, nous honorons nos parents et nos patrons, mais comprenons qu’ils sont faillibles et qu’ils font aussi des erreurs. Parfois, la meilleure manière de les aimer sera donc de leur indiquer clairement leur erreur de sorte qu’ils grandissent.                                                                                 Gilles, www.actu-chetienne.net

 

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